Profil de superpoke3000

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Salut, je suis un mélange entre Lysandre et Nikolai souhaitant détruire l'humanité avec une armée de Genesect et diverses autres manipulations génétiques. Non c'est pas du tout copié de la fanfic d'Unpuis.


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superpoke3000 a posté 77 messages Voir tous les messages

Posté à 10h09 le 10/01/21

Théories randoms qui le ...
C'est Machoc. T'as dit Matchop au début, alors que c'est Machoc.

Posté à 18h45 le 09/01/21

Pokémon Park ! ...

Comité d'accueil



- Arceus ! souffla Ellie, les yeux fixés sur l'animal dont la tête dominait les arbres. Arceus !
Sa première pensée fut que le dinosaure était d'une extraordinaire beauté. Les livres les décrivaient comme des créatures colossales et obtuses, mais ce Pokémon de type Plante se déplaçait avec grâce, voire une manière de dignité. Et il était vif... Son comportement n'était assurément pas celui d'un lourdaud. Le sauropode les considéra avec attention, puis il émit une sorte de barrissement assez semblable à celui du Donphan. Quelques instants plus tard, une deuxième tête se dressa au-dessus des arbres, suivie d'une troisième et d'une quatrième.
- Arceus ! répéta Ellie, terrifiée.

Gennaro demeurait sans voix. Il savait depuis le commencement à quoi s'attendre - il le savait depuis plusieurs années - mais, au fond, il n'y avait jamais cru entièrement et là, en considérant cette scène, il avait le souffle coupé. Le pouvoir terrifiant des nouvelles technologies génétiques, qu'il avait jusqu'alors considérées comme de simples arguments de vente, lui apparaissait désormais avec une implacable clarté. Ces Pokémons étaient si gros ! Véritablement énormes, grands comme des maison ! Et ils étaient si nombreux ! Des dinosaures en chair et en os, aussi réels qu'on pouvait l'imaginer !
Nous allons gagner une fortune ici, songea-t-il. Une véritable fortune !
Il se prit à espérer que l'ile offrait toutes les garanties nécessaires de sécurité.

Immobile sur le sentier à flanc de colline, des trainées de brumes passant devant son visage, Grant ne pouvait détacher son regard des long cous gris tendus au-dessus des palmiers. Il était pris de vertige, comme si le sol plongeait à pic devant lui, et il avait de la peine à respirer. Il contemplait quelque chose qu'il avait cru ne jamais voir de son vivant. Et pourtant ce n'étaient pas des hallucinations.
Les animaux sortant de la brume étaient indiscutablement des Apatropis ajax, des sauropodes de taille moyenne. Son cerveau engourdi par l'émotion passait machinalement ses connaissances en revue : Herbivore d'Unys, fin du jurassique. Communément appelé : "Tropius". Découvert en 1876 par Edward Cope dans l'ouest d'Unys, près d'Amaillide. Auparavant classé dans la famille des Mégagnidés d'après le type, mais reclassé dans une nouvelle famille a laquelle il a donné son nom, les Tropidés, d'après sa forme de crâne inhabituelle. On considérait en géné;al que Tropius passait la majeure partie de son temps dans des eaux peu profondes, ce qui l'aurait aidé à soutenir son poids énorme. L'animal qui se dressait devant lui ne se trouvait manifestement pas dans l'eau, mais ses mouvements étaient très prompt ; la tête et me cou se déplaçaient au dessus des feuillages avec une grande vivacité... une étonnante vivacité.
Grant éclata de rire.
- Que se passe-t-il ? demanda Hammond d'une voix inquiète. Il y a quelque chose qui ne va pas ?
Grant se contenta de secouer la tête et continua de rire. Il ne pouvait pas leur dire que ce qui l'amusait tant, c'est qu'il lui avait suffi de quelques secondes pour accepter l'existence de l'animal et qu'il commençait à utiliser ses facultés d'observation pour répondre à certaines questions que se posaient depuis longtemps les spécialistes.
Il riait encore quand il vit apparaitre un cinquième, puis une sixième tête au-dessus des palmiers. Les sauropodes qui gardaient les yeux fixés sur le petit groupe évoquaient à Grant des Girafarig d'une taille démesurée... Ils avaient le même regard doux et un peu stupide.
- J'imagine que ce ne sont pas des animaux artificiels animés, fit Grant. Ils ont l'air tellement vivant.
- Bien sur qu'ils sont vivants, dit Hammond. Pourquoi voulez vous qu'ils ne le soient pas ?
Des barrissement se firent de nouveau entendre. D'abord le cri d'un seul animal, repris par ses congénères.
- C'est leur manière de nous souhaiter la bienvenue sur l'ile, déclara Regis.
Grant s'immobilisa et écouté, le visage extasié.
- Vous avez probablement envie de savoir ce que nous allons faire maintenant, repris Hammond en se remettant en route. Eh bien, nous avons prévu une visite complète de nos installations et, dans le courant de l'après-midi, nous feront le tour du parc pour admirer les dinosaures. Je vous retrouverais pour le diner et je répondrai à toute les questions que vous pourriez encore vous poser. Et maintenant, si vous voulez bien suivre M.Regis...
Le petit groupe emboîta le pas à Ed Regis qui se dirigeait vers le batiment le plus proche. Au bord du chemin, un écriteau peint à la main indiquait : BIENVENUE AU PARC JURASSIQUE.

Posté à 18h43 le 09/01/21

Le type Psy : mode réel ...
Quelle théorie ?

Posté à 19h12 le 04/01/21

Théories randoms qui le ...

Pourquoi Violette est elle une championne de type Insecte ?



A Kalos, Neuvartault est la ville où l'on obtient son premier badge. Pour cela on doit affronter une championne de type Insecte. Qu'est-ce qui a motivé le choix de ce type ?

D'après ma théorie, il faudra pour le savoir remonter en 1991, 23 ans avant le Pokémon direct qui annonça Pokémon X et Y. Cette année est la date de sortie du premier livre d'une trilogie française de Bernard Werber : les Fourmis.
Dans ce livre, l'action prend place à Fontainebleau, une banlieue de Paris... dont serait inspirée Neuvartault. Voilà qui explique le choix du type Insecte.

Voilà ma théorie, elle est cependant largement rendue bancale par le fait que Violette ne possède jamais de Fermite, mais j'y croit quand même.

Posté à 14h15 le 04/01/21

Pokémon Park ! ...

Isla Nublar



Dans un hurlement de rotors, l'appareil décolla et ses pales projetèrent leur ombre sur la piste de l'aéroport d'Ekaeka. Grant perçut des grésillements dans son casque tandis que le pilote dialoguait avec la tour de contrôle.
Ils avaient pris un nouveau passager à Ekaeka, un certain Dennis Nedry, arrivé en avion. C'était un homme adipeux et débraillé qui grignotait une baie Oran. Il avait des traces bleues sur les doigts et des bouts d'écorces sur le devant de sa chemise. Nedry avait marmonné quelque chose à propos des ordinateurs de l'île et s'était assis sans serrer la main à quiconque. Son Porygon-Z s'était au contraire montré très courtois et avait tenté de saluer chacun avant que Nedry le rappelle.
A travers la vitre de plexiglas, Grant regarda la piste se dérouler sous l'appareil et l'ombre de l'hélicoptère prendre de la vitesse en faisant route vers le sud, vers la mer.
- Nous en avons pour trois quarts d'heures, annonça Hammond, assis à l'arrière.
Quinze minutes plus tard, l'hélicoptère survolait Poni. Grant observa les canyons qui se rapprochaient en se disant qu'ils devaient être remplis de fossiles, puis l'hélicoptère traversa une zone nuageuse avant de déboucher de nouveau en plein soleil. Il contempla le relief tourmenté des falaises et s'étonna de l'ampleur du déboisement tandis que l'appareil survolait les pentes dénudées.
- Poni exerce un contrôle plus strict que les autres villes d'Alola, reprit Hammond, mais la déforestation est importante. Le phénomène s'est accéléré ces dix dernières années.
Quand ils sortirent d'une autre couche de nuages, ils étaient de l'autre coté des montagnes et Grant distingua les plages de sable de la côte Pacifique. Puis l'hélicoptère survola un petit village.
- Le Village Flottant, annonça le pilote. Un village de pêcheurs. Un peu plus haut sur la côte, ajouta-t-il, vous apercevrez la réserve de Poni et ses plages magnifiques.
L'appareil changea de cap et commença à survoler l'océan. L'eau devint verte, puis d'un bleu-vert profond. Sa surface miroitait au soleil, déjà fort malgré l'heure matinale.
- Encore quelques minutes, dit Hammond, et nous allons apercevoir Isla Nublar.
Il expliqua que ce n'était pas une vraie ile, mais le sommet d'un volcan immergé et inactif, un soulèvement du fond de l'océan, tout comme Hoenn.
- Cette origine volcanique se retrouve sur toute la surface de l'ile, poursuivit-il. Il y a des projections de vapeurs en de nombreux endroits et le sol est souvent très chaud. C'est pour cela, mais aussi en raison des courants dominants, qu'Isla Nublar se trouve dans les brumes...
De l'hélicoptère rasant les flots, Grant vit apparaitre au loin une ile rocheuse, escarpée, brisant la surface de l'océan.
- Bon sang ! souffla Malcolm. On dirait Isolarmure !
Le brouillard enveloppant les versants boisés conférait à l'ile un aspect mystérieux.
- Mais en beaucoup plus grand, fit observer Hammond. Treize kilomètre de long sur cinq à l'endroit le plus large, soit une supercifie d'environ soixante kilomètre carré, qui en fait le plus grand parc Safari privé du monde.
L'hélicoptère commença à prendre de la hauteur, en direction de l'extrémité nord de l'ile. Grant écarquilla les yeux pour distinguer le relief dans l'épais brouillard.
- En général, il n'est pas aussi dense, fit Hammond avec une pointe d'inquiétude.
Au nord de l'ile, les monts plus élevés se dressaient à plus de six cent mètres au dessus de l'océan. Les crêtes étaient invisibles, mais Grant distingua des versants escarpés et le bouillonnement des vagues se fracassant contre la roche. Puis l'hélicoptère reprit de la hauteur.
- Nous sommes malheureusement obligés de nous poser sur l'ile, dit Hammond. Je n'aime pas le faire, parce que cela effraie les Pokémons et que c'est parfois assez risqué...
Il fut interrompu par la voix du pilote.
- Nous allons commencer la descente. Accrochez vous bien.
L'appareil descendit un peu et ils furent aussitôt plongés dans le brouillard. Grant entendit dans son casque un signal électrique discontinu, mais il ne distinguait absolument rien. Au bout d'un moment, il commença à discerner la cime de grands pins qui perçaient le brouillard. L'hélicoptère frôla quelques branches.
- Comment diable peut-il réussir cela ? demanda Malcolm.
Mais personne ne répondit.
Le pilote regarda d'abord sur la gauche, puis sur la droite. Les arbres étaient encore très près et l'appareil descendait rapidement.
- Arceus ! souffla Malcolm.
L'intensité du signal électronique s'accrut. Grant tourna la tête vers le pilote qui était très concentré. Le paléontologiste baissa les yeux et vit sous l'appareil, à travers le plexiglass, une gigantesque croix brillante.
Des lumières clignotaient à l'extrémité de ses branches. Le pilote corrigea légèrement le cap et l'appareil se posa sur l'aire d'atterrissage. Le bruit des rotors diminua, puis cessa.
Grant poussa un soupir et détacha sa ceinture.
- Nous sommes obligés de descendre rapidement, comme vous l'avez constaté, expliqua Hammond. C'est ç cause des courants ascendants. Ils sont souvent très forts ici, et... Quoi qu'il en soit, nous sommes sains et saufs.
Quelqu'un s'élança vers l'hélicoptère, un homme aux cheveux roux, coiffé d'une casquette de base-ball. Un Vigoroth et un Ramboum le suivaient.
- Bonjour tout le monde ! s'écria-t-il d'une voix joviale en ouvrant la porte. Je m'appelle Ed Regis et je vous souhaite la bienvenue à Isla Nublar. Faites attention en descendant.
Un sentier étroit serpentait à fleur de colline. A mesure qu'ils descendaient dans l'air froid et humide, le brouillard se dissipait et le paysage leur apparaissait plus distinctement. Grant trouva qu'il ressemblait un peu à celui d'Hoenn.
- Très juste, dit Régis. L'écosystème est celui d'une forêt pluviale à feuillage caduc, assez différente de la végétation d'Alola, où la forêt pluviale est plus classique. Mais nous avons ici un microclimat qui ne se trouve pas sur les hauteurs, sur les pentes des monts du nord. Le climat de la plus grande partie de l'ile est de type tropical.
Ils distinguaient en contrebas les toits blancs de plusieurs grands bâtiments nichés au milieu de la végétation. Grant fut surpris de voir une construction aussi soignée. Lorsque les dernières écharpes de brumes eurent disparu, l'ile lui apparut dans toute son étendue ; comme l'avait dit Régis, elle était essentiellement couverte par une forêt pluviale.
A quelque distance du petit groupe, Grant remarqua un tronc nu, quasiment dépourvu de feuilles, une haute tige incurvée s'élevant au dessus des Noadkoko. Puis le tronc se mit à bouger et se tourna pour faire face aux nouveaux arrivants. C'est alors que le paléontologue comprit qu'il ne s'agissait pas d'un arbre.
C'était le cou gracieux et interminable d'un animal gigantesque, s'élevant jusqu'à une quinzaine de mètres du sol.
Ce qu'il avait devant les yeux était un dinosaure.

Posté à 12h11 le 20/11/20

Pokémon Park ! ...

Malcolm



Peu avant minuit, il monta dans l'avion à l'aéroport de Ville Noire. C'était un homme de trente-cinq ans, grand et mince, les cheveux noirs ébouriffés, tout de noir vêtu : chemise, pantalon, chaussettes, chaussures de sport, tout était noir. Même son Pokémon, un Cornébre perché à son épaule, était noir.
- Ah, docteur Malcolm ! lança Hammond avec une jovialité forcée.
- Bonjour, John, répondit Malcolm avec un sourire. Eh oui, je craint que votre persécuteur ne soit de retour !
Il serra la main de tout le monde en se présentant rapidement.
- Ian Malcolm, comment allez vous ? Je fait des math.
Il donna l'impression à Grant d'être plus amusé qu'autre chose par cette expédition. Le paléontologiste le connaissait déjà de nom. Ian Malcolm était l'un des plus célèbres mathématiciens de la nouvelle génération pour qui il était important de savoir "comment fonctionne véritablement le monde". Ces scientifiques rompaient avec le cloisonnement traditionnel des mathématiques sur plusieurs points d'importances. D'abord, ils faisaient une utilisation systématique de l'ordinateur, une pratique qui faisait tiquer les tenants de la tradition. Ensuite, ils travaillaient presque exclusivement sur des équations non linéaires, dans la spécialité naissante baptisée "théorie du chaos". Ils semblaient également tenir à ce que les mathématiques décrivent quelque chose existant réellement. Pour finir, comme s'ils voulaient marquer la rupture avec l'univers clos de l'Université et leur entrée dans le monde, ils s'habillaient et s'exprimaient avec ce qu'un de leur confrères blanchis sous le harnois qualifiaient de "déplorable excès de personnalité". En fait, ils se conduisaient le plus souvent comme des stars du rock.
Malcolm prit place dans un fauteuil capitonné et l'hôtesse s'avança pour savoir s'il désirait boire quelque chose.
- Un Soda Cool. Et un Jus de Baies pour Cornébre.
Des bouffées d'air moites entraient par la porte ouverte.
- Ne fait-il pas un peu trop chaud pour s'habiller en noir ? demanda Ellie.
- Vous êtes vraiment ravissante, docteur Sattler, fit Malcolm, et je pourrait admirer vos jambes durant une journée entière. Mais vous vous trompez, le noir est une couleur parfaitement adaptée à la chaleur. Souvenez vous du corps noir : il absorbe toutes les radiations qu'il reçoit. Quoi qu'il en soit, je ne choisit des vêtements que de deux couleurs : le noir et le gris.
Ellie le regarda, bouche bée.
- Ces couleurs conviennent à toutes les circonstances, poursuivit le mathématicien. De plus, elles s'harmonisent et, s'ils m'arrivaient par erreur de mettre des chaussettes grises avec un pantalon noir, ce ne serait pas gênant.
- Mais ne trouvez vous pas ennuyeux de toujours porter les deux même couleurs ?
- Pas le moins du monde. Je trouve au contraire que c'est une libération. J'attache du prix à ma vie et je ne veux pas la gaspiller en pensant au vêtements. Je ne veux pas me demander le matin comment je vais m'habiller. Sincèrement, peut-on imaginer quelque chose de plus barbant que la mode ? Le sport professionnel, peut-être... Des adultes qui lancent un ballon ou tapent dans une petite balle pendant que le reste du monde paie pour aller les applaudir. Mais, tout compte fait, je trouve la mode encore plus ennuyeuse que le sport.
- Le Dr.Malcolm, crut bon de glisser Hammond, est un homme aux opinions tranchées.
- Et il travaille du chapeau, ajouta gaiement Malcolm. Mais vous devez reconnaitre que ce ne sont pas des questions triviales. Le convenu est partout dans le monde ou nous vivons... Il est convenu de se conduire de telle manière, de s'intéresser à telle chose. N'est pas stupéfiant ? Dans la société de l'information, personne ne pense. Nous avons cru éliminer le papier, mais c'est la réflexion que nous avons bannie.
- C'est vous qui l'avez invité, dit Hammond en se tournant vers Gennaro et en levant les mains en signe d'impuissance.
- Heureusement, répliqua Malcolm. Car il semble que vous ayez un grave problème.
- Nous n'avons aucun problème, riposta vivement Hammond.
- J'ai toujours affirmé que cette ile serait inexploitable, dit Malcolm. Je l'ai prédit dès le commencement. Et je suis sûr, ajouta-t-il en fouillant dans sa serviette en cuir, que tout le monde sait maintenant à quoi s'en tenir : vous allez être obligé de fermer.
- De fermer ! s'écria Hammond en bondissant de son siège, rouge de colère. C'est ridicule, oiseau de malheur !
- J'ai apporté des copies de mon premier rapport, poursuivit imperturbablement le mathématicien. Ce que vous allez lire est le rapport que j'ai rédigé pour InGen au titre de consultant. Les math sont assez compliqués, mais je pourrai vous aider à vous y retrouver. Vous nous quittez ? ajouta-t-il en voyant Hammond s'éloigner.
- J'ai des coups de téléphone à donner, siffla Hammond en se dirigeant vers la cabine contiguë.
- Le voyage sera long, reprit Malcolm à l'intention des autres. Cela vous fera un peu de lecture.

Grant savait que Ian Malcolm ne manquait pas de détracteurs et il comprenait pourquoi d'aucuns trouvaient son style trop corrosif et ses applications de la théorie du chaos parfois tirées par les cheveux. Le paléontologiste feuilleta le rapport sans s'attarder sur les équations.
- La conclusion de votre rapport est que le projet de Hammond est voué à l'échec, dit Gennaro.
- Exact.
- A cause de la théorie du chaos ?
- Encore exact. Ou plutôt, pour être plus précis, à cause du comportement du système dans l'espace des phases.
- Pouvez vous expliquer cela d'une manière compréhensible ? demanda Gennaro en posant le rapport.
- Bien sûr, répondit Malcolm. Voyons par où nous allons commencer. Savez vous ce qu'est une équation non linéaire ?
- Non.
- Bon, fit le mathématicien. Reprenons par le commencement.
Il réfléchit quelques instants, les yeux levés au plafond.
- La physique a parfaitement réussi à décrire certaines sortes de comportements : planètes en orbite, vaisseau spatial se dirigeant vers la lune, pendules, ressorts et roulement d'une balle, ce genre de chose. Le mouvement régulier d'objets. Pour les décrire, on utilise ce qu'on appelle des équations linéaires, faciles à résoudre pour des mathématiciens. Nous connaissons cela depuis plusieurs siècles.
- D'accord, dit Gennaro.
Mais il y a une autre sorte de comportement que la physique traite d'une manière beaucoup moins satisfaisante. Par exemple, tout ce qui se rapporte aux turbulences. Le jaillissement de l'eau, l'air glissant sur l'aile d'un avion, les conditions météorologiques, la circulation du sang à l'intérieur du cœur. Les turbulences sont décrites par des équations non linéaires, difficiles à résoudre... En fait, elles sont le plus souvent impossible à résoudre. Voilà donc toute une catégorie de phénomènes que la physique n'a jamais permis de bien comprendre. Jusqu'à il y a une dizaine d'années. La nouvelle théorie qui les décrit à reçu le nom de théorie du chaos. Son origine remonte aux années soixante, lorsqu'on a essayé, à l'aide d'ordinateurs, de créer des modèles des phénomènes atmosphériques. La météorologie est un système vaste et complexe, à savoir l'étude de l'atmosphère de notre planète en interaction avec la Terre et le Soleil. Le fonctionnement de ce système est si complexe qu'il a toujours défié l'entendement. Il nous était donc impossible de prévoir le temps qu'il allait faire. Mais, d'après les modèles fournis par leurs ordinateurs, les premiers chercheurs ont découverts que, même si l'on parvenait à comprendre les phénomènes atmosphériques, on ne pouvait rien prévoir. Toute prévision météorologique est absolument impossible. La raison en est que le comportement du système dépend notablement des conditions initiales.
- Je ne vous suit plus, fit Gennaro.
- Si j'utilise un canon pour lancer un obus d'un certain poids, à une certaine vitesse et à un certain angle d'inclinaison... et si je tire ensuite un deuxième obus avec à peu près le même poids, la même vitesse et le même angle, que se passera-t-il ?
- Les deux obus vont tomber à peu près au même endroit.
- Exact. C'est de la dynamique linéaire.
- D'accord.
- Mais si je prends maintenant un système atmosphérique avec une certaine température, une certaine vitesse du vent et une certaine humidité, puis un autre avec des données très voisine, le second système n'évoluera pas d'une manière voisine au premier. Son comportement s'en écartera et il deviendra rapidement très différent. Il y aura des orages à la place du soleil. C'est une dynamique non linéaire. Elle est sensible aux conditions initiales : des différences infimes ne feront que s'amplifier.
- Je crois avoir compris, murmura Gennaro.
- C'est ce que l'on appelle l'"effet Papilord". Si un papillon bat des ailes à Doublonville, le temps sera différent à Volucité.
- D'après la théorie du chaos, tout est donc le fait du hasard et impossible à prévoir ? demanda Gennaro. C'est bien cela ?
- Non, répliqua Malcolm. En réalité, nous trouvons certains phénomènes cachés qui se reproduisent régulièrement dans l'infinie variété de comportements d'un système complexe. C'est pourquoi la théorie du chaos a maintenant des applications très vastes et est utilisée pour étudier aussi bien les marchés financiers qu'une émeute ou les ondes cérébrales durant une crise d'épilepsie. Dans tout les systèmes complexes où il y a confusion et imprévisibilité, nous pouvons trouver un ordre sous-jacent. Vous me suivez ?
- Oui, répondit Gennaro. Et quel est cet ordre sous-jacent ?
- Il est essentiellement caractérisé par le mouvement du système à l'intérieur de l'espace des phases.
- Seigneur ! soupira l'avocat. Tout ce que je veux savoir, c'est pourquoi vous pensez que l'entreprise de Hammond ne réussira pas.
- Je comprends, fit Malcolm, et je vais y arriver. La théorie du chaos affirme de choses. D'abord qu'il y a un ordre sous-jacent dans les systèmes complexes tels que la météorologie ; ensuite, l'inverse, à savoir que des systèmes simples peuvent engendrer un comportement complexe. Prenons l'exemple de la boule de billard. Quand on frappe une boule de billard, elle commence à rebondir sur les bandes du billard. En théorie, c'est un système relativement simple, presque newtonien. Sachant que l'on peut déterminer la force transmise à la boule et sa masse, il est possible de calculer selon quel angle elle touchera la bande et donc de prévoir sa trajectoire. Nous sommes théoriquement en mesure de prévoir cette trajectoire pendant un laps de temps très long, tandis que la balle continue de rebondir sur les bandes. On peut prévoir où elle s'arrêtera au bout de trois heures... toujours en théorie.
- D'accord, fit Gennaro en hochant lentement la tête.
- Mais, en réalité, il apparait que l'on ne peut prévoir le mouvement de la boule pendant plus de quelques secondes. Presque aussitôt après l'impact, des détails infimes - imperfections de la surface de la boule, minuscules aspérités sur le rebord ou le tapis - modifient la trajectoire et il ne faut pas longtemps pour que les calculs les plus minutieux soient faussés. C'est ainsi que l'on découvre que le système simple d'une boule roulant sur une table de billard a un comportement imprévisible.
- D'accord.
- Le projet de Hammond, reprit le mathématicien, est en apparence un autre système simple - des Pokémon à l'intérieur d'un parc zoologique - qui finira par montrer un comportement imprévisible.
- Ce qui vous permet de dire cela, c'est...
- La théorie du chaos, acheva Malcolm.
- Mais ne pensez vous pas qu'il vaudrait mieux voir l'ile afin de savoir ce qui s'y passe réellement ?
- Non, c'est tout à fait superflu. Les détails n'ont aucune importance. La théorie m'assure que la situation de l'île va bientôt évoluer d'une manière imprévisible.
- Et vous faites confiance à votre théorie ?
- Sans restriction, répondit le Mathématicien en s'enfonçant dans son siège. Il y a un problème dans cette ile. Un accident va se produire.


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