Profil de superpoke3000

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Salut, je suis un mélange entre Lysandre et Nikolai souhaitant détruire l'humanité avec une armée de Genesect et diverses autres manipulations génétiques. Non c'est pas du tout copié de la fanfic d'Unpuis.


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superpoke3000 a posté 66 messages Voir tous les messages

Posté à 16h34 le 22/10/20

Pokémon Park ! ...

Cowan, Swain et Ross



Le soleil de midi pénétrait dans le bureau du cabinet Cowan, Swain et Ross, donnant à la pièce une gaieté que Donald Gennaro était loin d'éprouver. La Pokémontre collée à l'oreille, il regardait son patron, Daniel Ross, une figure de croque-mort dans un complet sombre à petites rayures qui le faisait ressembler à un Noctunoir. Le Sovkipou de Gennaro était tout aussi mal à l'aise.
- Je comprend, John, dit Gennaro. Et Grant a accepté de venir ? Très bien... Oui, cela me convient parfaitement. Mes félicitations, John.
Il raccrocha et se tourna vers Ross.
- Nous ne pouvons plus faire confiance à Hammond, déclara-t-il. La pression est trop forte pour lui. L'Agence pour la Protection de l'Environnement a ouvert une enquête sur ses activités, les travaux ont pris du retard à Alola et les investisseurs commencent à s'impatienter. Trop de rumeurs ont courus, trop d'ouvriers sont morts... Et maintenant cette histoire d'un Trifox, Trihox... D'un de ces Pokémon vivants découvert à Poni.
- De quoi s'agit-il ? demanda Ross.
- Ce n'est peut-être rien, dit Gennaro. Mr.Rochard est l'un de nos principaux investisseur et j'ai reçu la semaine dernière un rapport de leur représentant à Volucité. Il semblerait que des lézards d'une espèce inconnue mordent des enfants sur la cote pacifique.
- Des lézards d'une espèce inconnue ? s'étonna Ross en écarquillant les yeux.
- Oui, répondit Gennaro. Nous ne devons pas prendre cela à la légère. Il faut faire une inspection de cette île sans perdre de temps. J'ai demandé à Hammond de prendre des dispositions pour organiser une inspection hebdomadaire des différents chantiers pendant les trois semaines à venir.
- Qu'a-t-il répondu ?
- Il affirme qu'il n'y a aucun problème dans l'ile et que toutes les mesures de sécurité nécessaire ont étés prises.
- Mais vous ne le croyez pas ?
- Non, je ne le crois pas.
Gennaro avait rejoint le cabinet Cowan, Swain et Ross après avoir commencé sa carrière dans une banque d'affaires. Les clients du cabinet, des sociétés de technologies avancées, avaient fréquemment besoin de capitaux que Gennaro les aider à trouver. L'une des premières tâches qu'on lui avait confié, en 1982, avait consisté à assister le vieux John Hammond, presque septuagénaire, qui cherchait à se procurer les capitaux nécessaires à la création d'InGen. Ils réussirent à rassembler près d'un milliard de dollars, mais Gennaro se rappelait encore des difficultés qu'ils leur avait fallu surmonter.
- Hammond est un rêveur, lança-t-il.
- Un rêveur potentiellement dangereux, renchérit Ross. Jamais nous n'aurions dû nous laisser entrainer dans cette affaire. Quelle est notre position ?
- Le cabiner possède cinq pour cent des parts.
- C'est une S.A.R.L. ?
- Non.
- Jamais nous n'aurions dû faire cela, répéta Ross en secouant la tête.
- A l'époque, cela semblait être une bonne idée. Cela remonte à huit ans, vous savez. Nous avons accepté ces parts en échange d'une partie de nos honoraires et, comme vous ne l'avez probablement pas oublié, le projet de Hammond pouvait rapporter gros. Personne ne croyait vraiment qu'il y arriverait.
- Et pourtant, il semble bien avoir réussi, fit Ross. Quoi qu'il en soit, il est temps d'aller inspecter les lieux. A qui allez vous demander de vous accompagner ?
- Je vais commencer par des spécialistes que Hammond avait engagés comme consultants au début du projet, répondit Gennaro en posant une liste sur le bureau de Ross. Le premier groupe est composé d'un paléontologue, d'une paléobotaniste et d'un mathématicien. Il y vont ce week-end et je les accompagne.
- Allez vous leur dire la vérité ?
- Je crois. Aucun d'eux n'a eu grand-chose à voir avec l'ile et le mathématicien, Ian Malcolm, était ouvertement hostile au projet depuis le début. Il a toujours affirmé que cela ne marcherait pas, ne pourrait pas marcher.
- Qui y aura-t-il d'autre ?
- Juste un technicien, l'analyste programmeur. Il doit vérifier le fonctionnement de l'installation informatique du parc et corriger quelques erreurs de programmation. Il devrait arriver vendredi matin.
- Très bien, dit Ross. Vous vous occupez de prendre les contacts ?
- Hammond a demandé de s'en charger personnellement. Je crois qu'il tient à faire comme si tout allait pour le mieux, comme si c'était une simple invitation à visiter les installations dont il est si fier.
- Parfait, conclut Ross. Mais je compte sur vous ; il faut de la poigne. Je veux que la question soit réglée dans une semaine.
Sur ce, il se leva et sortit du bureau.

Gennaro composa un numéro et entendit le sifflement d'une Pokémontre.
- Grant à l'appareil, articula une voix grave.
- Bonjour, docteur Grant. C'est Donald Gennaro, l'avocat-conseil d'InGen. Nous nous sommes déjà parlé à la Pokémontre, il y a quelques années... Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi...
- Je m'en souviens.
- Voilà, poursuivit Gennaro, je viens d'avoir une conversation sur Pokémontre avec John Hammond qui m'a annoncé la bonne nouvelle. Vous venez visiter notre ile à Alola...
- Oui, grommela Grant, je pense que nous y allons demain.
- Eh bien, je voulais juste vous remercier d'avoir pu vous libérer si vite. Tout le monde apprécie beaucoup votre bonne volonté. Nous avons également demandé de venir à Ian Malcolm, qui, comme vous, fut l'un de nos premiers consultants. Vous savez, c'est le mathématicien de l'université de Ville Noire.
- John Hammmond m'en a parlé, fit Grant.
- Bon, très bien, poursuivit Gennaro. Je serai également du voyage... A propos de ce spécimen que vous avez découvert, le Trirox... Tritos... Comment dites vous ?
- Tritox Triassicus.
- C'est ça... Vous l'avez en votre possession ?
- Non, répondit Grant, j'ai seulement vu une radio. Le spécimen se trouve à Volucité. C'est quelqu'un de Poni qui m'a averti.
- Peut-être pourriez vous me donner quelques détails, insista Gennaro, afin que je puisse en faire la description à M.Hammond qui est très impatient d'en savoir plus. Je suis sûr que vous mourez d'envie de voir ce spécimen... Je pourrais peut-être m'arranger pour qu'on nous l'envoie sur l'île pendant que nous y serons tous.
Grant lui fournit tout les renseignement dont il disposait, mais Gennaro écoutait distraitement et ne retient que les éléments exprimés dans le langage courant. Alors que Grant se lançait dans une série de termes scientifiques tels que proto et métatarses, l'avocat le coupa :
- Je vous remercie, fit-il. Mes hommages au Dr.Sattler. Je me réjouis de vous voir demain, ajouta l'avocat avant de raccrocher.

Posté à 18h50 le 13/10/20

Pokémon Park ! ...

Squelette



Ellie Sattler écarta de son visage une mèche de cheveux blonds et reporta toute son attention sur les bains d'acides. Il y en avait six, échelonnés de cinq à trente pour cent. Elle devait surveiller les solution les plus fortes, sinon après avoir rongé le calcaire elles attaqueraient les os. Et les os d'un bébé dinosaure étaient extrêmement fragiles. Ellie s'émerveillait encore à l'idée qu'ils s'étaient conservés pendant quatre-vingts millions d'années.
Elle écouta distraitement Grant qui parlait au téléphone.
- Madame Carter ? Alan Grant à l'appareil. De quoi s'agit-il exactement ?... Vous avez quoi ? Un quoi ?
Il éclata d'un gros rire.
- Oh ! J'en doute fort, mademoiselle..., poursuivit le paléontologiste. Non, je regrette, je n'ai vraiment pas le temps. Écoutez, je veux bien jeter un coup d’œil, mais je peux déjà vous garantir qu'il s'agit d'un Salaméche. Mais... Oui, vous pouvez faire cela. D'accord, envoyez le tout de suite.
Grant raccrocha en secouant la tête.
- Les gens ont de ces idées, soupira-t-il.
- Que voulait-elle ? demanda Ellie.
- C'est à propos d'un lézard qu'elle essaie d'identifier, expliqua Grant. Elle va m'envoyer un fax d'une radiographie.
Il se dirigea vers le télécopieur et attendit la transmission du document.
- A propos, dit-il, j'ai fait une nouvelle trouvaille qui t'intéressera.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Je l'ai trouvé juste avant l'arrivée de Beladonis. Colline sud, horizon quatre. Un bébé Arcko, avec mâchoire et dentition complète : l'identification est donc facile. Et, comme le site à l'air intact, nous trouverons peut-être un squelette entier.
- Fantastique ! s'écria Ellie. Quel âge ?
- Tout jeune, répondit Grant. Entre deux et quatre mois.
- Tu es sûr qu'il s'agit d'un Arcko ?
- Je suis formel. La chance à peut-être enfin tournée.
Depuis deux ans, l'équipe travaillant sur le site du désert Délassant n'avait exhumé que des bébés Mucuscule. Ils avaient déjà rassemblé de nombreux indices attestant que de grands troupeaux de dix ou vingt milles de ces dinosaures herbivores parcouraient les plaines de crétacé comme on le verrai faire plus tard aux troupeaux de Frisons.
Mais une question se posait avec une insistance croissante : où étaient les prédateurs ?
Il allait de soi qu'ils étaient en nombre limité. Des études menées dans les parcs Safaris de Kanto et d'Hoenn montraient qu'il y avait en gros un prédateur carnivore pour quatre cents herbivores. Cela signifiait qu'un troupeau de dix milles Muplodocus pouvait nourrir vingt-cinq Rexillius. Ils avaient donc très peu de chances de découvrir les restes d'un grand prédateur.
Mais où étaient les petits ? Il y avait plusieurs dizaines de sites de nidifications au désert Délassant - à certains endroits, le sol était littéralement recouvert de morceaux de coquilles - et de nombreux petits dinosaures se nourrissaient d’œufs. Il aurait dû avoir une profusion de prédateurs de un à deux mètres de long, des animaux tels que Lézargus, Malamandre, Jungko et Drakkarmin.
Mais ils n'en avaient pas encore découvert un seul.
Ce squelette d'Arcko était peut-être le signe que la chance allait leur sourire. Et c'était un bébé ! Ellie savait que l'un des rêves d'Alan était d'étudier la manière dont les dinosaures carnivores élevaient leurs petits comme il l'avait fait pour les herbivores. Peut-être était-ce le premier pas sur la voie de la réalisation de ce rêve.
- Tu dois être très excité, lança-t-elle.
Grant ne répondit pas.
- J'ai dit : tu dois être très excité, répéta Ellie.
- Arceus ! murmura Grant, le regard fixé sur le télécopieur.

Ellie regarda le fax de la radiographie par-dessus l'épaule du paléontologiste et et elle expira lentement.
- Tu crois que c'est un amassicus ?
- Oui, répondit Grant. Ou bien un triassicus ; le squelette est si frêle.
- Mais ce n'est pas un simple lézard.
- Non. Pas un seul lézard à cinq doigts n'a foulé le sol de notre planète depuis deux cents millions d'années.
La première idée d'Ellie fut qu'il s'agissait d'un canular. Un canular habile et ingénieux, une menace dont tous les biologistes savaient qu'elle était omniprésente. Le plus célèbre canular, celui de l'Homme des ruines Zarbis, avait mystifié le monde entier pendant quarante ans et son auteur demeurait inconnu. Plus récemment, un astronome distingué du nom de Kosmo avait certifié qu'un Aéroptéryx, un oiseau fossile exposé au Museum d'Histoire Naturelle de Maillard, était un faux. Mais il fut prouvé par la suite qu'il était authentique.
L'essence d'un canular réussi consistait à présenter aux scientifiques ce qu'ils s'attendaient à voir. Pour Ellie, la radio était absolument exacte. Le pied tridactyle avait les proportions voulues, avec la griffe médiane plus petite que les deux autres. Le tibia était fort et sensiblement plus long que le fémur ; la cavitée cotyloide complète. La queue comptait quarante-cinq vertèbres. C'était bien un jeune Tritox.
- Cette radio est-elle truquée ? demanda Ellie.
- Je n'en sais rien, répondit Grant, mais il est presque impossible de falsifier une radio. Et Tritox est un animal peu connu ; même chez ceux qui connaissent bien les dinosaures, beaucoup n'ont jamais entendu parler de lui.
Ellie commença à lire le texte accompagnant le cliché.
- Spécimen découvert sur la plage de Poni, près du Village Flottant, le 16 juillet... Il semble qu'un Capidextre ai été en train de manger l'animal et c'est tout ce qui a pu être récupéré... Ha ! Il parait aussi que le lézard avait attaqué une petite fille.
- J'en doute, dit Grant, mais on ne sait jamais. Tritox était si petit et si léger que nous supposons qu'il était nécrophage, qu'il ne pouvait se nourrir que d'animaux morts. Pour ce qui est de la taille, poursuivit-il en mesurant rapidement, il ne fait que vingt centimètres de haut. A peu près la taille d'un Galifeu. Même un enfant lui paraitrait redoutable. Il pourrait s'attaquer à un bébé, mais pas à un enfant. Le front barré par un plis perplexe, Ellie étudiait la radio.
- Tu crois qu'il pourrait s'agir d'un Pokémon redécouvert ? Comme le Relicanth ?
- Peut-être, fit Grant.
Le Relicanth était un Pokémon poisson de type Eau et Roche long d'un mètre cinquante dont on croyait l'espèce disparue depuis soixante-cinq millions d'années, jusqu'à ce qu'un spécimen vivant soit pêché en 1938. Mais il y avait d'autres exemples : Ixon, l'évolution de Linéon de Galar, ainsi que toute sa lignée évolutive, dont on ne connaissait que quelques fossiles, jusqu'à ce qu'on trouve un Zigzaton de Galar dans une poubelle, à Smashings. Et Chovsourir, une chauve-souris frugivore d'Unys, un fossile de dix mille ans, dont la description fut faite par un zoologiste qui, peu de temps après, en reçut un spécimen vivant par la poste.
- Tu crois que cela peut-être sérieux ? insista Ellie. Quel âge aurait-il ?
- Ce n'est pas facile de déterminer l'âge, fit Grant en hochant la tête.
La plupart des Pokémon redécouverts s'ajoutaient aux fossiles connus remontant à une époque assez récente, de l'ordre de dix ou vingt mille ans. Certains dataient de quelques millions d'années, soixante-cinq pour le Relicanth, mais ce qu'ils avaient devant les yeux était nettement plus vieux. Les dinosaures avaient disparu à la fin du crétacé, soixante-cinq millions d'années avant notre ère. Leur apparition au trias remontait à peu près à deux cent vingt millions d'années et ils avaient dominé la vie de la planète pendant tout le jurassique, la période intermédiaire.
Tritox avait vécu au trias, en des temps si reculés que notre planète avait un aspect très différent de celui que nous connaissons. Tous les continents étaient rassemblés en un bloc unique, la Pangée, qui s'étendait d'un pôle à l'autre ; un gigantesque continent couvert de fougères et de forêts, comprenant quelques grands désert. L'océan Atlantique n'était qu'un lac étroit entre ce qui allait devenir Kanto d'un coté, Unys de l'autre. L'air était plus dense et la terre plus chaude. Il y avait des centaines de volcans actifs. C'est dans cet environnement que vivait Tritox.
- Nous savons, reprit Ellie, que certains Pokémons ont traversés le temps. Les Crocorible sont des animaux du trias qui ont survécus jusqu'à nos jours. Les Sharpedo aussi. Nous pouvons donc affirmer que c'est possible.
- Quelle autre explication peut-il y avoir ? fit Grant en acquiesçant de la tête. Soit la radio est truquée, ce dont je doute, soit cet animal vient d'être redécouvert. Je ne vois pas d'autre solution.
Le téléphone sonna.
- C'est probablement Roberta Carter qui rappelle, dit Grant. Voyons si elle acceptera de nous envoyer le Pokémon en chair et en os.
Il décrocha et se tourna vers Ellie, perplexe.
- Oui, je prends M.Hammond. Oui, oui, bien sûr.
- Hammond ? dit Ellie d'un ton interrogateur. Que veut-il ?
Grant secoua la tête en signe d'ignorance, puis il retourna son visage vers le combiné.
- Oui, monsieur Hammond. Oui, à moi aussi, cela me fait plaisir de vous entendre... Oui...
Il se tourna derechef vers Ellie.
- Ah bon ! C'est vrai ? Toujours aussi excentrique, ajouta-t-il à l'intention d'Ellie en posant la main sur le microphone. Il faut que tu écoute ça.
Grant enfonça la touche "haut-parleur" et Ellie entendit une voix râpeuse de vieillard, au débit rapide.
- ...Toutes ces tracasseries d'un type de l'A.P.E. qui doit être à moitié cinglé... On dirait qu'il travaille pour son compte... Il passe son temps à poser des questions et à fouiner partout. J'imagine que vous n'avez encore reçu la visite de personne...
- En fait, répondit Grant, quelqu'un est venu me voir.
- C'est bien ce que je craignais, ricana Hammond. Un jeunot du nom de Beladonis qui se croit plus malin que tout le monde ?
- Oui, il s'appelait bien Beladonis.
- Il va voir tout nos consultants, poursuivit Hammond. L'autre jour, il a rendu visite à Ian Malcolm... Vous savez, le mathématicien de Ville Noire. C'est lui qui m'a mit au courant. Nous essayons d'étouffer l'affaire, mais c'est tout à fait caractéristique de la manière dont agit le gouvernement : aucune plainte, aucune charge, rien que les tracasseries d'un blanc-bec qui voyage au frais du contribuable ! Vous a-t-il dérangé ? A-t-il interrompu votre travail ?
- Non, non, il ne m'a pas dérangé.
- Dans un certain sens, je le regrette, fit Hammond. Si c'était le cas, j'essaierais de faire mettre un terme à ses agissements. Nos avocats ont pris contact avec l'A.P.E. pour savoir quel était leur problème et ils ont prétendus ne pas être au courant ! Essayez de comprendre quelque chose à cette foutue bureaucratie ! Si vous voulez mon avis, je pense que ce jeune fouineur cherche à se renseigner sur notre ile à Alola. Vous savez que nous avions une ile là-bas ?
- Non, répondit Grant en regardant Ellie. Je n'était pas au courant.
- Mais si, nous avions achetés une ile et nous avons commencés à mettre sur pied notre affaire, il y a quatre ou cinq ans... je ne sais plus très bien. C'est une grande île, appelée Isla Nublar, à cent cinquante kilomètres de Volucité. Ce sera une réserve biologique... Un endroit de rêve, une végétation tropicale. Vous devriez aller y faire un tour, docteur.
Cela me parait très intéressant, répliqua Alan, mais, vous savez...
- Les travaux sont presque terminés maintenant, poursuivit Hammond sans le laisser achever sa phrase. Je vous ai envoyé une documentation. L'avez vous reçue ?
- Non, mais nous sommes si loin de tout.
- Vous l'aurez peut-être dans le courant de la journée. Etudiez-la... L'île est magnifique ; il y a tout ce dont on peux rêver... Un parc immense. Les travaux ont commencé il y a trente mois, vous imaginez ? L'ouverture est prévue pour septembre, l'an prochain. Vous devriez vraiment aller la voir.
- Cela à l'air très excitant, mais...
- En fait, poursuivit Hammond, je tiens absolument à ce que vous y alliez. Je sais que vous vous y sentirez en pays de connaissance, que vous serez absolument fasciné.
- Je suis en plein...., commença Grant.
- Ecoutez, je vais vous dire quelque chose, lança Hammond comme si l'idée kui venait juste à l'esprit. Il se trouve que certains de nos anciens consultants s'y rendent ce week-end pour la visiter. A nos frais, cela va sans dire. Ce serait merveilleux si vous pouviez nous donner votre avis.
- C'est impossible, affirma Grant.
- Juste pour le week-end, insista Hammond avec la jovialité irritante d'un vieillard obstiné. C'est tout ce que je vous demande, docteur... Je ne voudrais pas interrompre votre travail. Je sais à quel point c'est important... Ne jamais interrompre votre travail, je sais. Mais vous pourriez faire un saut, juste pour le week-end, et être de retour lundi.
- Non, je ne peux pas, dit Grant, Je viens juste de découvrir un nouveau squelette et...
- Oui, je comprends, mais je pense quand même que vous devriez venir, reprit Hammond qui n'écoutait même pas.
- De plus, nous venons de recevoir du matériel concernant une découverte tout à fait extraordinaire. Il s'agirait d'un Tritox vivant.
- Un quoi ? demanda Hammond ? Je n'ai pas bien compris, ajouta-t-il plus lentement. Vous avez dit un Tritox vivant ?
- Parfaitement, confirma Grant. Un spécimen biologique, un fragment d'animal rapporté d'Alola. Un animal vivant. - Ca alors ! s'exclama Hammond. Un animal vivant ! C'est extraordinaire !
- C'est aussi notre avis, fit Grant. Vous comprenez bien que le moment est mal choisi pour m'absenter...
- Vous avez parlé d'Alola ?
- Oui.
- Savez vous plus précisément où, à Alola ?
- Le Village Flottant de Poni. Mais je ne sais pas exactement où...
- Je vois, fit Hammond en s'éclaircissant la voix. Et quand ce spécimen est-il arrivé entre vos mains ?
- Aujourd'hui.
- Aujourd'hui... fit Hammond en s'éclaircissant la gorge. Je vois, je vois...
Grant se tourna vers Ellie et forma silencieusement avec les lèvres : Qu'est-ce qu'il a ?
Il a l'air troublé, fit-elle de la même manière, en secouant la tête.
Regarde si Morris est encore là.
Ellie se dirigea vers la fenêtre, mais la voiture était partie.
- Heu ! reprit Hammond en toussotant. En avez vous parlé à quelqu'un, docteur ?
- Non.
- Bien, très bien. Ecoutez, je vais être franc avec vous : il y a un petit problème dans cette ile et l'affaire avec l'Agence pour la Protection de l'Environnement arrive au mauvais moment.
- Que se passe-t-il ? demanda Grant.
- Eh bien, il y a eu des difficultés imprévues, des retards... Disons simplement que je suis sous pression en ce moment. J'aimerais que vous voyiez comment cela ce passe et que vous me donniez votre avis. Votre rémunération sera de vingt milles dollars par jour, le prix habituel pour nos consultants du week-end. Pour les trois jours, cela vous fera soixante mille dollars. Et, si le Dr.Sattler est libre, elle sera payée au même tarif. Nous avons besoin d'une botaniste. Qu'en pensez vous ?
Le regard d'Ellie resta fixé sur le visage de Grant tandis qu'il parlait.
- Ce que j'en pense, c'est qu'une telle somme nous permettrait de financer l'intégralité de nos travaux pendant les deux étés qui viennent.
- Parfait, parfait, fit distraitement Hammond qui semblait déjà avoir l'esprit ailleurs. Je veux que les choses soient aussi simples que possible... Je veux que les choses soient aussi simples que possibles... Je vais envoyer l'avion de la société vous prendre à l'aéroport privé qui se trouve à l'est de Parsemille. Vous voyez celui auquel je pense. En voiture, vous n'en avez que pour deux heures de trajet. Soyez-y demain, à 17 heures. Je vous y attendrai et nous partirons directement. Pouvez-vous prendre cet avion tout les deux ?
- Je pense que c'est possible.
- Parfait... Emportez le minimum de bagages. Vous n'aurez pas besoin de passeport. A demain.
Et John Hammond décrocha.

Posté à 10h07 le 13/10/20

Commentaires fanfics ...
Merci !

Posté à 14h45 le 10/10/20

Nouveau membre, présent ...
Salut ! J'viens de me rendre compte que je me suis toujours pas présenté, alors voilà :

Jeune chaoticien de 12 ans fan de Pokémon et de Jurassic Park, des fois autiste, des fois dépressif, des fois schizophrène, mais tout le temps misanthrope.

Posté à 19h38 le 27/09/20

Commentaires fanfics ...
Postez ici vos commentaires sur les fanfics de pokémon Arcanes !

Posté à 19h23 le 27/09/20

Pokémon Park ! ...

La côte de la mer intérieure.



La température dépassait 35°C. Alan Grant était accroupi, le nez à quelques centimètres du sol. Il avait mal aux genoux malgré ses genouillères de grosse toile, la poussière alcaline lui irritait les poumons et des gouttes de sueur coulaient de son front. Mais Grant était indifférent à l'inconfort de sa position. Toute son attention était concentrée sur les quinze centimètres carrés de terre qui se trouvaient juste devant lui.
Travaillant patiemment à l'aide d'un cure-dents et d'une brosse de peintre en poil de Camérupt, il était en train d'exhumer un minuscule fragment de maxillaire en forme de L, long de vingt-cinq millimètres et pas plus épais que son auriculaire. Les dents, qui formaient une rangée de petites pointes, étaient plantées selon un angle caractéristique. Des débris d'os se détachaient à mesure qu'il progressait. Grant s'arrêta quelques instants pour enduire l'os de colle avant de poursuivre sa tâche. Il ne faisait aucun doute qu'il s'agissait d'un maxillaire ayant appartenu à un bébé dinosaure carnivore, mort depuis soixante-dix-neuf millions d'années, à l'âge de deux mois.
Si la chance était avec lui, Grant pouvait découvrir le reste du squelette. Et, si cela se réalisait, ce serait le premier squelette complet d'un bébé carnivore...
- Ohé ! Alan !
Grant leva la tête en plissant les yeux pour se protéger du soleil. Il ajusta ses lunettes de soleil et s'essuya le front du revers de la main.
Il se trouvait sur le flanc d'une butte isolée par l'érosion, dans les bad lands du Désert Délassant, à Unys. Sous le ciel d'un bleu implacable, des éminences de calcaire érodé parsemaient la plaine à perte de vue. Pas le moindre buisson, pas un seul arbre à l'horizon : rien que la pierre dénudée, le soleil brûlant et les gémissements du vent.
Les visiteurs trouvaient les bad lands d'une austérité déprimante, mais, quand Grant contemplait ce paysage, il y voyait tout autre chose. Ces terres désolées étaient tout ce qui restait d'un monde très différent, disparu depuis quatre-vingt millions d'années. Grant se représentait un lieu chaud et marécageux formant la limite d'une vaste mer intérieure. Cette mer, large de plusieurs centaines de kilomètres, s'étendait du mont Foré, de formation très récente, au mont Renenvers. Tout le Middle West d'Unys était sous l'eau.
A l'époque, il y avait de petits nuages dans le ciel assombri par la fumée des volcans voisins. L'atmosphère était plus dense, plus riche en gaz carbonique, et les plantes poussaient rapidement en bordure de la mer. Il n'y avait pas de poissons dans ces eaux, mais des Crustabri et des Ammonistar. Des ptérosaures descendaient en piqué pour saisir des algues flottant à la surface de l'eau. Quelques dinosaures carnivores rôdaient entre les palmiers poussant sur les rives marécageuses. Au large apparaissait une petite ile, d'une superficie d'un hectare. Bordée par une végétation dense, cette ile formait un sanctuaire où des troupeaux de dinosaures herbivores à bec de canard pondaient leurs œufs dans des nids communautaires et élevaient leurs petits.
Pendant les millions d'années qui suivirent, la profondeur du gigantesque lac alcalin d'un vert pâle diminua et toute l'eau finit par disparaitre. La terre dénudée se plissa et se craquela sous l'effet de la chaleur : l'ile où les dinosaures pondaient leurs œufs devint le mamelon érodé au flanc duquel Alan Grant, un barbu de quarante ans au large poitrail, était en train de creuser.
- Ohé ! Alan !
Il se releva. Il entendit le halètement du générateur portable et le fracas lointain du marteau-piqueur attaquant la roche de la colline voisine. Il vit les étudiants s'agiter autour de la machine et écarter les blocs de pierre après avoir vérifié qu'ils ne renfermaient pas de fossiles. Au pied de la colline, il vit les six tipis du campement, la tente de la cantine battue par le vent et la caravane qui faisait office de laboratoire de campagne. Il vit Ellie qui lui faisait de grands signes de la main à l'ombre de la caravane, accompagnée de son Mimantis.
- De la visite ! cria-t-elle en tendant le bras vers l'est.
Grant distingua le nuage de poussière et la Ford bleue cahotant sur la route défoncée. Il regarda sa montre : pile à l'heure. Sur la colline voisine, les jeunes gens suivaient la voiture avec intérêt. Les visiteurs étaient rares dans le Désert Délassant et les raisons poussant un policier de l'Agence pour la protection de l'environnement à venir voit Alan Grant avaient donné lieu à bien des conjectures.
Mais Grant savait que la paléontologie, la science des êtres disparus, prenait depuis quelques années une importance inattendue dans le monde moderne. Ce monde changeait rapidement et des questions urgentes sur les conditions météorologiques, la déforestation, le réchauffement général de l'atmosphère ou la couche d'ozone semblaient pouvoir obtenir des réponses, au moins partielles, du passé. Les paléontologistes étaient en mesure de fournir certaines précisions et, en deux occasions, Alan Grant avait été appelé à témoigner en qualité d'expert.
Suivi de son fidèle Minotaupe, il commença à descendre la colline pour aller à la rencontre du visiteur.

La poussière blanche fit tousser l'homme tandis qu'il claquait la portière de la voiture.
- Beladonis, F.P.I. (section A.P.E.), dit-il en tendant la main. Je travaille actuellement pour le bureau de Janusia.
- Vous avez l'air d'avoir chaud, fit Grant après s'être présenté. Voulez vous une bière ?
- Et comment !
Beladonis n'avait pas 30 ans. Malgré la chaleur, il portait un long imperméable brun, une cravate et tenait un porte-document. Il portait une Pokéball à sa ceinture. Ses chaussures à languette crissaient sur les pierres tandis que les deux hommes se dirigeaient vers la caravane.
- Quand je suis arrivé au sommet de la colline, fit Beladonis en désignant les tipis, j'ai cru que c'était une réserve indienne.
- Non, répliqua Grant, mais c'est le meilleur moyen de vivre par ici.
Il lui expliqua qu'en 1978, la première année des fouilles, ils avaient fait venir des tentes octogonales ultra-perfectionnées, mais le vent les avaient renversées. Ils essayèrent ensuite d'autres modèles, mais le résultat fut le même. Ils décidèrent enfin de monder des tipis, plus spacieux, plus confortables et plus stables quand le vent soufflait.
- Ce sont des tipis de Pieds-Noirs, ajouta Grant. Ils sont tendus sur quatre piquets alors que ceux des Sioux n'en ont que trois. Mais comme nous sommes sur le territoire des Pieds-Noirs, nous avons pensé...
- Oui, oui, bonne idée, fit Beladonis, les yeux plissés, et parcourant du regard le paysage désolé. Depuis combien de temps êtes vous ici ?
- A peu près soixante caisses, répondit Grant. Nous mesurons le temps en caisses de bière, expliqua-t-il en voyant l'air surpris de l'inspecteur. Nous commençons en juin avec cent caisses et nous en avons fini une soixantaine.
- Soixante-trois, pour être précis, lança Ellie Sattler au moment ou ils arrivaient devant la caravane.
Grant souris en voyant Beladonis écarquiller les yeux. Âgée de vingt-quatre ans, le teint hâlé, des cheveux blonds attachés en queue-de-cheval, Ellie portait un jean coupé en haut des cuisses et une chemise nouée autour de la taille.
- Si nous tenons le coup, c'est grâce à elle, poursuivit Grant après avoir fait les présentations. Elle est très bonne dans sa partie.
- Quelle est sa partie ? demanda Beladonis.
- Paléobotanique, répondit Ellie. Et je m'occupe aussi des préparations de routine.
Elle ouvrit la porte et ils entrèrent dans la caravane. La climatisation abaissait seulement la température à 28°C, mais ils eurent une impression de fraicheur après la chaleur torride de midi. Plusieurs longues tables de bois étaient alignées, sur lesquelles de petits fragments d'os étaient soigneusement disposés et étiquetés. Un peu plus loin, il y avait des plats et des pots de céramique. Une forte odeur de vinaigre flottait dans l'air.
- Je croyais que les dinosaures étaient très gros, dit Beladonis en regardant les os.
- C'est vrai, fit Ellie, mais tout ce que vous voyez ici provient de bébés. Le site du Désert Délassant est particulièrement important pour le nombre de nids fossilisés. Avant que nous commencions les travaux sur ce gisement, les bébés dinosaures étaient très mal connus, puisqu'un seul nids avait été découvert, dans le désert de Gobi. Ici, nous avons mis au jour une douzaine de nids de Muplodocus, avec des œufs et des squelettes de bébés.
En se dirigeant vers le réfrigérateur, Grant montra à Beladonis les bains d'acide acétique utilisés pour dissoudre la gangue calcaire entourant les fragiles ossements.
- On dirait des os de Galifeu, fit Beladonis en se penchant vers les plats de céramique.
- Oui, acquiesça Ellie. Ils ressemblent à des os d'oiseaux.
- Et ceux-là ? demanda Beladonis en montrant par la fenêtre de la caravane des piles de gros os enveloppés dans des bâches en plastique.
- Des rebuts. Des débris trop fragmentaire que nous avons extraits. Avant, nous les aurions jetés mais, aujourd'hui, nous faisons faire des analyses génétiques.
- Des analyses génétiques ? répéta Beladonis.
- Tenez, fit Grant en lui fourrant une bière dans la main.
Il en tendit une autre à Ellie qui la but au goulot en rejetant son long cou en arrière sous le regard ahuri de Beladonis.
- Comme vous le voyez, nous ne faisons pas de manières ici, déclara Grant. Voulez-vous passer dans mon bureau ?
- Avec plaisir, répondit Beladonis.
Le chercheur le précéda tout au fond de la caravane où se trouvaient un canapé défoncé, un fauteuil affaissé et une table basse de guingois. Grant se laissa tomber sur le canapé qui émit un craquement et projeta un nuage de poussière crayeuse. Tandis que son Minotaupe grimpait à son tour sur le canapé, il s'appuya contre le dossier, posa ses bottes sur le bord de la table et indiqua le fauteuil au visiteur.
- Asseyez vous donc.

Alan Grant était professeur de paléontologie à l'université d'Ogoesse et l'un des plus éminents chercheurs dans son domaine, mais il fuyait les mondanités. Il se considérait comme un homme de terrain et savait que, dans sa spécialité, les découvertes les plus importantes étaient faites sur le terrain, avec les mains. Grant supportait difficilement les universitaires et autres conservateurs de musée, ceux qu'il surnommait les "chasseurs de dinosaures en chambre", et dont il mettait un point d'honneur à se distinguer, aussi bien dans sa mise que dans son attitude, allant jusqu'à donner ses cours en jean et tennis.
Grant regarda Beladonis épousseter soigneusement le fauteuil avant de s'asseoir, ouvrir son porte-document, fouiller ses papiers, tourner la tête vers Ellie qui retirait des os d'un bain d'acide avec des pincettes sans prêter la moindre attention aux deux hommes.
- Vous devez vous demander ce que je suis venu faire ?
- C'est un long trajet, monsieur Beladonis, fit Grant en hochant la tête.
- Allons droit au but, si vous voulez bien. L'Agence pour la protection de l'environnement se préoccupe des activités de la fondation Hammond qui vous verse des subsides.
- Trente mille dollars par an, confirma Grant en hochant la tête. Depuis cinq ans.
- Que savez vous sur cette fondation ?
- La fondation Hammond est une source respectée de subventions universitaires. Elle finance des recherches dans le monde entier, y compris les travaux de plusieurs spécialistes des dinosaures. Je sais qu'elle aide financièrement Bob Kerry, à Arpentières, et John Weller, dans le mont Foré. Il y en a probablement d'autres.
- Savez vous pourquoi la fondation Hammond subventionne tant de recherches sur les dinosaures ? poursuivit Beladonis.
- Bien sûr. C'est car le vieux John Hammond est dingue de ces gros pokémons.
- L'avez vous déjà rencontré ?
-Une ou deux fois, répondit Grant avec un haussement d'épaules. Il est venu nous rendre de courtes visites. Il n'est plus de la première jeunesse, vous savez. C'est un excentrique, comme le sont parfois les gens très riches, mais il est toujours plein d'enthousiasme. Pourquoi cette question ?
- Eh bien, répondit Beladonis, il se trouve que la fondation Hammond est un organisme assez mystérieux.
Il prit dans ses papiers la photocopie d'un planisphère parsemé de points rouges, qu'il tendit à Grant.
- Voici les fouilles que la fondation a finançée l'année dernière. Est-ce que vous remarquez quelque chose de curieux ? Désert Délassant, Arpentières, Sinnoh, Johto... Uniquement des sites septentrionaux. Il n'y a rien en dessous du quarante-cinquième paralléle. Et tous les ans, c'est la même chose, ajouta Beladonis en sortant d'autres cartes. Jamais aucun programme de recherche n'a été subventionné dans le sud, que ce soit à Hoenn, à Alola ou autre part. La fondation Hammond finance exclusivement des fouilles dans les régions froides. Nous aimerions savoir pourquoi.
Grant parcourut rapidement les cartes du regard. S'il était vrai que seules les fouilles dans les régions froides recevaient une aide financière de la fondation, c'était un politique bizarre, car certains des meilleurs chercheurs travaillaient dans les pays chauds et...
- Il y a d'autres énigmes, reprit Beladonis. Quel est par exemple le lien entre les dinosaures et l'ambre ?
- L'ambre ?
- Oui. La résine fossilisée, dure est jaune...
- Je sais ce que c'est, le coupa Grant. Mais pourquoi me posez vous cette question ?
- Parce que, depuis cinq ans, Hammond a fait l'acquisition d'énormes quantités d'ambre aussi bien à Unys qu'à Kalos ou à Kanto, y compris un certains nombre de bijoux dignes d'être exposés dans les musées. La fondation a investi dix-sept millions de dollars dans des achats d'ambre. Elle posséde aujourd'hui la plus importante réserve privée du monde.
- Je ne comprends pas pourquoi, dit Grant.
- Personne ne comprend pourquoi. Autant que nous puissions en juger, cela ne méne à rien. L'ambre synthétique est facile à produire ; cette matière n'a aucune valeur commerciale ni militaire. Il n'y a aucune raison de la stocker, mais c'est ce que fait Hammond depuis plusieurs années. Il a notamment fait acquisition d'un morceau d'ambre de Kanto gigantesque, dans lequel aurait été retrouvé un os de ptéra.
- De l'ambre, murmura Grant en secouhant la tête.
- Et cette ile à Alola ? poursuivit Beladonis. Il y a dix ans, la fondation Hammond a loué une ile au gouvernement de cet archipel, soi-disant pour y créer une réserve biologique.
- Je ne suis pas au courant, fit Grant, l'air perplexe.
- Je n'ai pas réussi à découvrir grand-chose, reconnut Beladonis. L'ile se trouve entre Volucité et l'ile de Poni. Elle est très accidentée et, dans ces parages, la conjonction des vents et des courants engendre un brouillard presque permanent. Les autochtones la surnomment l'ile des brumes, Isla Nublar. Les Aloliens ne comprenaient pas que quelqu'un s'y intéresse. Si je vous en parle, poursuivit l'inspecteur en fouillant dans son porte-documents, c'est parce que d'après nos dossiers, vous avez reçu des honoraires de consultant à propos de cette ile.
- Moi ? demanda Grant.
Beladonis lui tendit une feuille de papier. C'était la photocopie d'un chèque émis en mars 1984 par InGen Inc., Volucité, Unys. Payez contre ce chèque à M.Alan Grant la somme de douze mille PokéDollars. Au bas du chèque, dans l'angle, était écrit : Honoraires consultants/Alola/Hyperespace Jeunesse.
- Oui, fit Grant, je m'en souvient. C'était une histoire très bizarre, mais je m'en souvient très bien. Et cela n'avait rien à voir avec une ile.

C'est en 1979 qu'Alan Grant avait découvert sa première couvée d’œufs de dinosaures et il en avait exhumé plusieurs autres pendant les deux années suivantes. Mais c'est seulement en 1983 que les résultats de ses recherches avaient été publiés. Sa description d'un troupeau de dix milles Muplodocus vivant sur la rive d'une vaste mer intérieure, construisant dans la boue des nids communautaires et élevant leurs petits au sein du troupeau, avait fait de lui du jour au lendemain une célébrité. La notion d'instinct maternel chez les dinosaures géants - et les croquis d'adorables bébés Mucuscules pointant le museau à travers la coquilles de leur œuf - avait séduit dans le monde entier. Grant s'était vu harcelé de demandes d'interviews, de conférences et de livres. Fidèle à son image, il avait refusé en bloc, car seule la poursuite de ses fouilles intéressait. C'est pendant cette période agitée des années 83-84 que la société InGen lui avait proposé un poste de consultant.
- Aviez vous déjà entendu parler d'InGen ? demanda Beladonis.
- Non.
- Comment ont-ils pris contact avec vous ?
- J'ai reçu un message d'un certain Gennaro, ou Gennino, quelque chose comme ça.
- Donald Gennaro, confirma Beladonis avec un petit hochement de tête. C'est leur conseiller juridique.
- Quoi qu'il en soit, ce Gennaro voulait se renseigner sur les habitudes alimentaires des dinosaures et il m'a proposé de l'argent si j'écrivais ce que je savais là-dessus.
Grant vida sa bière et la posa sur le plancher.
- Gennaro s'intéressait surtout aux jeunes dinosaures. Il voulait savoir ce que mangeaient les bébés et les jeunes. Il devait penser que je savais tout cela.
- Et ce n'est pas le cas ?
- Pas vraiment. Nous avons découvert un grand nombre d'ossements, mais nous disposions de peu d'éléments sur le régime alimentaire. Gennaro m'a dit qu'il savait que tout n'avait pas été publié et il voulait tout ce que nous avions. Il m'a proposé une très grosse somme : cinquante mille PokéDollars.
- Vous permettez ? demanda Beladonis en prenant un magnétophone qu'il posa sur la table basse.
- Je vous en prie.
- Gennaro vous a donc téléphoné en 1984. Que s'est-il passé ensuite ?
- Vous avez vu notre site, répondit Grant. Cinquante mille dollars nous permettaient de financer les fouilles pendant deux étés. Je lui ai dit que je ferais le maximum.
- Vous avez donc accepté de rédiger un document ?
- Oui.
- Sur l'alimentation des jeunes dinosaures ?
- Oui.
- Avez vous rencontré Gennaro ?
- Non, tout s'est passé au téléphone.
- Gennaro vous a-t-il dit pourquoi il voulait ces renseignements ?
-Oui, répondit Grant. Il se proposait d'ouvrir un musée pour enfant et il désirait présenter des bébés dinosaures. Il m'a dit qu'il avait engagé un certain nombre de consultants choisis dans le corps universitaire et m'a donné quelques noms. Il y avait plusieurs paléontologistes, un mathématicien de Ville Noire nommé Ian Malcolm, deux écologistes, un analyste-programmeur. Une bonne équipe.
- Vous avez donc accepté ce poste de consultant ? demanda Beladonis en prenant des notes.
- Oui. J'ai accepté de lui envoyer un résumé de nos travaux, ce que nous savions sur les Muplodocus que nous avions découvert.
- Quels genres de renseignements lui avez vous fourni ? demanda Beladonis.
- Nidification, étendue du territoire, habitudes alimentaires, comportement social. Tout.
- Comment Gennaro réagissait-il ?
- Il ne cessait de téléphoner. Parfois en pleine nuit pour demander si les dinosaures mangeaient telle ou telle chose, si tel ou tel objet pouvait être exposé. Je n'ai jamais compris pourquoi il se mettait dans cet état. Bien sur, les dinosaures sont importants, mais pas à ce point-là. Ils ont disparu depuis soixante-cinq millions d'années et il aurait pu attendre le lendemain matin pour téléphoner !

- Je vois, dit Beladonis. Et les cinquante mille PokéDollars ?
- Finalement, j'en ai eu assez de Gennaro et j'ai laissé tomber. Nous nous sommes mit d'accord sur la somme de douze mille PokéDollars. Ce devait être vers l'été 1985.
- Et InGen ? demanda Beladonis en griffonant quelques chiffres. Avez vous eu d'autres rapports avec eux ?
- Pas depuis 1985.
- Quand la fondation Hammond a-t-elle commencée à financer vos recherches ?
- Il faudrait que je vérifie, répondit Grant, mais c'était à la même époque.
- Tout ce que vous savez sur Hammond, c'est qu'il est riche et passioné par les dinosaures ?
- Oui.
Beladonis continua de prendre des notes.
- Ecoutez, fit Grant, si l'Agence pour la protection de l'environnement s'intéresse tellement à Hammond et à ses activités - les fouilles dans les pays froids, les achats d'ambres, l'ile à Alola -, pourquoi ne l'interrogez vous pas ?
- Pour l'instant, c'est impossible.
- Pourquoi ?
- Parce que nous n'avons aucune preuve que ses activités soient illégales. Mais pour moi, il ne fait aucun doute que John Hammond tourne la loi.

- C'est le Bureau des transferts de technologies qui nous a alerté, expliqua Beladonis. Cet organisme contrôle les expéditions de matériel Unysois pouvant avoir de l'importance dans le domaine militaire. Ils ont appelé pour nous signaler qu'InGen avait peut-être effectué des transferts de technologies illégaux dans deux secteurs d'activités. D'une part, trois PorygonXMP avaient étés expédiés à Alola sous le couvert d'un envoi de matériel à une autre division de l'entreprise et en spécifiant qu'ils n'étaient pas destinés à la revente. Mais le Bureau se demandait qui pourrait avoir besoin de machines aussi performantes à Alola.
- Trois Porygon... ce sont bien des programmes informatiques ?
- Les XMP sont une amélioration extrêmement puissante du programme Porygon2 aujourd'hui banal. Pour vous donner une idée, la puissance de calcul de trois PorygonXMP est supérieure à celle de l'équipement informatique de n'importe quelle compagnie privée Unysoise. Et InGen les a envoyés à Alola... On est bien obligé de se poser des questions.
- Je donne ma langue au chat. Vous savez pourquoi ?
- Personne ne le sait. Et le cas des Motisma-Hood est encore plus inquiétant. Ce sont des séquenceurs automatiques boostés par un Motisma, des machines capables de déterminer seules les codes génétiques, si récentes qu'elles ne figurent pas encore sur la liste du matériel sensible. Mais n'importe quel laboratoire de génie génétique peut en posséder une, s'il a les moyens de débourser un demi-million de PokéDollars. Si mes renseignement sont exacts, poursuivit-il en consultant ses notes, InGen a expédié vingt-quatre Motisma-Hood vers son ile d'Alola. Ils affirment là aussi qu'il s'agit d'un transfert de matériel vers une filiale de l'entreprise et non une exportation. Le Bureau des transferts de technologies n'a pas pu faire grand-chose, car l'utilisation du matériel n'est pas officiellement de son ressort. Mais, à l'évidence, InGen est en train de mettre sur pied l'une des plus importantes installations de génie génétique du monde dans un petit pays. Un pays sans réglementation. Cela s'est déjà vu.
- Il y avait déjà plusieurs entreprises de biotechnologies qui s'étaient installées à l'étranger afin d'échapper aux lois et réglementations en vigueur à Unys. Le cas le plus flagrant était celui de BioSyn.
En 1986, la Genetic BioSyn Corporation, de Janusia, expérimenta un vaccin antirabique dans une ferme de Johto sans en avertir les autorités locales ni les ouvriers agricoles et sans prendre la moindre précaution.
Le vaccin consistait en un échantillon de Pokérus, dont on avait modifié le matériel génétique pour rendre le virus inactif. Mais la virulence n'avait pas été vérifiée : BioSyn ne savait pas si l'échantillon pouvait inoculer la rage. De plus, le virus avait été modifié. On ne pouvait en principe contracter la rage qu'après avoir été mordu par un animal atteint, mais les expériences de BioSyn sur le virus lui permettaient de traverser les alvéoles pulmonaires de sorte qu'il suffisait de respirer pour être infecté. Les chercheurs de BioSyn transportèrent le virus dans un sac, sur un vol commercial. Beladonis s'était souvent demandé ce qui serait arrivé si la capsule s'était brisée pendant le vol. Tout les voyageurs auraient pu contracter le Pokérus.
C'était une attitude scandaleuse, irresponsable. C'était une négligence criminelle. Et pourtant aucune mesure ne fut prise contre BioSyn. Les ouvriers agricoles qui avaient risqués leur vie sans le savoir n'étaient que des paysans ignorants ; le gouvernement de Johto avait une crise sur les bras et d'autres Chaffreux à fouetter ; les autorités Unysoises ne pouvaient exercer leur juridiction. Lewis Nikolai Dogson, le généticien responsable du projet, était toujours employé par BioSyn qui continuai d'agir avec la même insouciance. Et d'autres entreprises Unysoise s'empressaient de s'installer dans des régions dont la législation n'était pas adaptée au développement des recherches génétiques. Des régions pour qui le génie génétique n'était qu'une des technologies de pointe et qui acqueillaient ces entreprises sur leur territoire sans soupçonner les périls qu'elles leur faisait courir.
- Voilà donc pourquoi nous avons commencez à nous intéresser à InGen, reprit Beladonis. Cela remonte à trois semaines.
- Qu'avez vous découvert ? demanda Grant.
- Pas grand-chose, reconnut le jeune homme. A mon retour à Volucité, nous serons probablement obligés de clore l'enquête. Et je pense avoir à peu près terminé. A propos, que signifie "hyperespace jeunesse" ?
- C'était juste une appelation fantaisiste pour mon rapport, répondit Grant. Hyperespace est un terme désignant un espace multidimensionnel. D'après certains de mes confréres, le comportement d'un animal doit être considéré à l'intérieur d'un hyperespace écologique. Un "hyperespace jeunesse" - expression prétentieuse s'il en fut - fait simplement allusion au comportement de jeunes dinosaures.
L'Holokit sonna à l'autre extrémité de la caravane. Ellie décrocha.
- Il est en réunion en ce moment, dit-elle. Peut-il vous rappeler ?
- Merci pour votre aide, dit Beladonis en se levant et en refermant son porte-documents. Et pour la bière.
- Je vous en prie, fit Grant en le raccompagnant jusqu'à la porte.
- Hammond vous a-t-il demandé de lui fournir du matériel provenant de votre site ? Des os, des oeufs, ce genre de chose ?
- Non.
- D'après le Dr.Sattler, vous faites des travaux de génétique ici...
- Ce n'est pas exactement cela, rétorqua Grant. Quand nous mettons au jour des fossiles endommagés ou qui, pour toute autre raison, ne peuvent être conservés dans un musée, nous expédions les ossements à un laboratoire qui les broie et essaie d'en extraire des protéines. Ces protéines sont identifiés et on nous envoie les résultats.
- Quel est le nom de ce laboratoire ? demanda Beladonis.
- Medical Biologic Services, à Janusia.
- Comment l'avez vous choisi ?
- Leurs prix sont compétitifs.
- Ce laboratoire n'a rien à voir avec InGen ? insista Beladonis.
- Pas à ma connaissance.
Grant ouvrit la porte de la caravane et sentit un souffle d'air brulant. Beladonis prit le temps de mettre ses lunettes de soleil.
- Une dernière chose, dit-il. Imaginons que le véritable objectif d'InGen n'ait pas été une exposition dans un musée. Auraient-ils pu utiliser d'une autre maniére les renseignements que vous leur avez fournis ?
- Bien sûr, fit Grant en riant. Ils auraient pu nourrir un bébé Mucuscule.
- Un bébé Mucuscule, répéta Beladonis en se mettant à rire à son tour. J'aimerais bien voir cela. Quelle taille faisaient-ils ?
- Ils étaient grands comme ça, fit Grant en écartant les mains d'une quinzaine de centimétres. De la taille d'un Rongourmand.
- Et combien de temps fallait-il à l'animal pour évoluer ?
- A peu près trois ans, répondit Grant.
- Eh bien, reprit Beladonis en lui tenant la main, merci encore pour votre aide.
- Soyez prudent en conduisant, fit Grant.
Il attendit que Beladonis soit arrivé devant sa voiture, puis il referma la porte de la caravane.
- Que penses-tu de lui ? demanda-t-il à Ellie.
- Un garçon candide.
- As tu aimé la manière dont il a présenté John Hammond comme le parfait scélérat ? poursuivit Grant en riant. Hammond est à peu près aussi sinistre que Walt Disney... A propos, qui a appellé ?
- Une femme de Poni, Roberta Carter. Apparemment, elle voudrait que tu identifie un animal. Elle aimerait que tu la rappelle tout de suite.


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